Tanaka Shozo, Un bœuf dans la tempête
EAN13
9782381140643
ISBN
978-2-38114-064-3
Éditeur
Wildproject
Date de publication
Collection
Petite bibliothèque (1)
Nombre de pages
300
Dimensions
17,1 x 11,1 x 3,3 cm
Poids
290 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Tanaka Shozo

Un bœuf dans la tempête

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Dans une époque de violente modernisation, où l’État japonais de l’ère Meiji sacrifie les populations au développement industriel, un paysan épris de justice et de vérité sacrifie tout intérêt personnel pour entrer en politique comme on entre en religion.

Face à l’une des plus anciennes catastrophes industrielles, Tanaka Shozo (1841–1913) consacre sa vie à la lutte non violente. Défenseur de la terre et du peuple, il finit sa vie comme un saint – dans un syncrétisme bouddhiste, confucéen et chrétien.

Ce député en guenilles, vivant dans une auberge de jeunesse de Tokyo, ouvre avec un demi-siècle d’avance l’ère des combats écologistes.

L’un des premiers lanceurs d’alerte de l’histoire de l’écologie

On en parle
« Tanaka Shozo s’est engagé en faveur des victimes de la pollution au cuivre des mines d’Ashio ; et ce combat en faveur de la justice sociale devient le combat de sa vie. Il est un modèle au Japon pour tous les militants prêts à s’engager en faveur de la cause des droits de l’homme et de l’environnement. »
– Pierre-François Souyri, professeur d’histoire du Japon à l’université de Genève (2012)

« Tanaka Shozo incarne le combat pour la justice sociale et défend avant l’heure occidentale la préservation de l’environnement autour des mines de cuivre d’Ashio. (…) Le ressort de l’indignation est bien japonais. »
– Arnaud Vaulerin, Libération (2016)

« Connaissez-vous Shozo Tanaka ? Issu d’un milieu de paysans aisés, député au Parlement japonais dans les années 1890, il mena une lutte de plus de dix ans contre l’État, la grande industrie et l’armée, en ­faveur de paysans victimes de la pollution de mines de cuivre dans une localité du pays, et fit de cette question un enjeu public, relayé dans la presse, qui mobilisa dans les rues et divisa le pays pour et contre, à la manière d’une affaire Dreyfus. »
– Pierre Karila-Cohen, Le Monde (2016)

« À l’heure où l’offensive extractiviste du capitalisme s’intensifie, où les projets miniers et leurs coulées de boues meurtrières font des ravages, par exemple au Brésil où les défenseurs des droits de l’homme et de la Terre sont assassinés par dizaines, la vie de Tanaka et l’histoire du mouvement social dont il fut le héros nous montrent, hélas, que les mécanismes qui conduisent à la destruction de la vie sur Terre n’ont pas réellement changé depuis les origines de la société industrielle. »
– Pierre Madelin, Le Comptoir (2019)

« Les luttes politiques, jamais séparées chez lui des exigences spirituelles, rapprochent le bouddhiste de terrain des premiers socialistes japonais, la plupart chrétiens, et la lecture de l’Évangile le conduit à un christianisme incorporé et vécu de manière très personnelle. Un personnage passionnant et attachant qui mérite sans doute le premier le surnom de “Gandhi japonais” ».
– Falk van Gaver, La Nef (2016)

« Cet homme politique doublé d’un poète défend avec obstination la nature et les hommes dans un Japon qui se jette avec violence dans l’ère industrielle. (…) Ses vers le font passer pour un fou chez ses détracteurs, qui raillent cette silhouette trapue enserrée dans un kimono crasseux qui arpente les couloirs du parlement à Tokyo. De sa voix tonitruante, il harangue les ministres pour dénoncer leurs accointances avec des industriels piétinant les droits humains les plus élémentaires. Avec son haut chignon surmontant des cheveux en bataille et sa barbe blanche hirsute, il émerge à la tête de paysans en colère. (…)
Tanaka Shozo n’a cure de la traditionnelle soumission à l’ordre établi. Sa vénération pour l’empereur ne l’empêche pas de se donner corps et âme aux causes qu’il répute justes. (…) Élu député en 1879, il traîne ses guenilles dans une auberge de jeunesse de la capitale où il s’installe, prouvant que l’intérêt général prime toujours chez lui son intérêt personnel. (…) Moqué par certains, vilipendé ou écouté avec respect par d’autres, il ne laisse personne indifférent. Et c’est justement de l’indifférence générale qu’il veut tirer la vallée de Shimotsuke. (…) Oublié pendant de longues décennies, Tanaka est érigé en exemple depuis les années 1970 par les mouvements sociaux de l’archipel nippon, et en symbole par les écologistes. C’est avant tout une conscience morale qui a désigné au monde un chemin qu’il a été le premier à emprunter et dont il ne s’est jamais écarté. »
– Olivier Tosseri, Historia (2022)
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